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Marche en hommage aux victimes des attentats


A Paris, à Lyon, à Embrun

Plusieurs membres de l’IHEI ont participé aux manifestations qui se sont déroulées sur tout le territoire, dimanche 11 janvier, pour rendre hommage aux victimes des attentats perpétrés la semaine dernière : à Lyon, le directeur de l’IHEI, Abd al-Haqq Guiderdoni et Abd al-Qouddous Jibril Gouraud se sont joints à la délégation de la Grande Mosquée de Lyon ; à Paris, Abd al-Wadoud Gouraud a accompagné la délégation d’imams et rabbins en provenance de plusieurs pays; à Embrun, Abd ar-Rashid Bossa était aux côtés du père Félix Caillet et du député Joël Giraud.

A travers cette présence, l’IHEI a souhaité exprimer sa solidarité avec les familles des victimes, et dénoncer le terrorisme qui profane la valeur sacrée de la vie en trahissant le message de paix et de miséricorde qui est celui de l’islam, tel qu’il a été enseigné par le Prophète Muhammad et par tous les prophètes.

Communiqué de presse suite à l’attentat contre Charlie Hebdo

Les membres de l’Institut des Hautes Etudes Islamiques, citoyens français de confession musulmane, expriment leur effroi et leur indignation devant l’abominable attentat qui a frappé les journalistes de Charlie Hebdo, et fait de nombreux morts et blessés. Ils expriment leur compassion envers ces victimes, et adressent leurs condoléances les plus sincères aux familles ainsi frappées. Ils condamnent totalement et sans équivoque cette violence barbare dont l’horreur touche chacun de nous au plus profond de son humanité.

Alors que tout laisse penser, hélas, que les responsables de ces assassinats prétendent agir au nom de l’islam, les membres de l’IHEI veulent réaffirmer qu’aucun crime ne peut légitimement se revendiquer de la foi dans le Dieu unique. Ce sont l’intolérance, l’ignorance et la violence qui instrumentalisent l’islam, comme d’autres religions, à des fins de vengeance personnelle contre la société, ou de combat temporel entre des identités fantasmées, l’une et l’autre bien éloignés de la foi. Pour autant, les musulmans de France et d’Europe doivent s’efforcer de comprendre comment une telle instrumentalisation est devenue possible, en démonter les mécanismes, et faire tout pour promouvoir la compréhension de l’islam comme religion de connaissance et d’amour.

Enfin les membres de l’IHEI s’inquiètent du climat actuel où la violence commise au nom de l’islam permet de justifier tous les amalgames. Ils appellent leurs concitoyens à sortir du cercle vicieux où la peur des uns se nourrit de la peur des autres. Les membres de l’IHEI veulent redire ici leur participation à la solidarité nationale, dans cette période de deuil. Ils continueront sans rel√Ęche, comme ils l’ont fait depuis des années, à tisser les liens entre les personnes et les cultures qui nous permettront de vivre tous ensemble, malgré nos différences, de façon pacifique et constructive, et dans le respect des lois de la République.

Quelle voie sans compagnons ?


l’imam Yahya Pallavicini et le Pape François

Je me souviens encore de ma première rencontre au Vatican avec le Pape François : j’étais en compagnie de mon ami AbdAllah Ridwan et d’autres délégués musulmans, chrétiens orientaux et juifs, lors de la première audience officielle du Pape après sa nomination comme souverain pontife de l’Eglise catholique. Il s’adressa à nous musulmans en nous appelant amis.

Depuis ce jour, le dialogue entre chrétiens et musulmans a changé pour s’engager dans ce chemin d’amitié tracé par le Saint Père. Mais, au fond, quelle est la nature véritable de cette amitié ? Qu’est-ce que le dialogue entre chrétiens et musulmans ? Que sont l’amitié et le dialogue en des temps où, d’un côté, nous assistons à l’émergence d’un nombre croissant de dictatures et de violences et, de l’autre, à la mode d’un « dialogue » et d’une « amitié », dont les termes ont été tellement galvaudés qu’ils ont fini par perdre leur sens profond. Que représentent l’amitié et le dialogue avec un chrétien, pour un musulman ?

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Commémoration interreligieuse - 11 novembre 2014


Le 11 novembre 2014
à Cergy

Le 11 novembre est l’anniversaire de l’armistice de 1918, mais aussi la journée d’hommage à tous les morts pour la France. Une commémoration interreligieuse s’est déroulée ce 11 novembre 2014, à Cergy, en présence de son maire, Jean-Paul Jeandon, du député du Val d’Oise, Dominique Lefebvre, des représentants des anciens combattants, ainsi que d’un public divers et varié. En cette année du centenaire de la déclaration de guerre de 1914, c’est la douzième commémoration interreligieuse annuelle du 11 novembre dans la ville de Cergy, pour rendre hommage aux chrétiens, juifs, musulmans, personnes d’autres religions et incroyants, qui ont donné leur vie dans toutes les guerres. C’est aussi l’occasion pour les responsables religieux de dire comment chaque confession veut participer à la construction de la paix, dans la ville et dans le monde.

Cette année, les responsables religieux des communautés juive, bouddhiste, catholique, protestante et musulmane de Cergy ont livré leurs réflexions sur la paix, à partir d’un texte de Jean Jaurès, mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914, à la veille du début de la Première Guerre Mondiale. Après son intervention, chaque représentant religieux a prononcé une invocation en faveur de la paix.

Abd-al-Wadoud Yahya Gouraud a représenté la communauté musulmane lors de cette commémoration interreligieuse. Citant le verset coranique selon lequel « Dieu ne change pas la condition des hommes tant qu’ils ne changent pas ce qui est en eux-mêmes » (Coran 13 : 11), il a rappelé la nécessité d’un changement de la mentalité « pour retrouver le sens naturel du sacré et la cohérence des intentions et des actions avec la fonction de lieutenant et serviteur de Dieu sur terre ». Le « renouvellement de l’esprit religieux » préconisé par Jaurès, a-t-il déclaré, ne peut signifier qu’un retour à l’esprit et à l’essence métaphysique des Révélations du monothéisme abrahamique, en vue de la préparation et de la reconnaissance de la seconde venue de Jésus à la fin des temps. En syntonie avec cette perspective spirituelle et eschatologique d’un dialogue interreligieux « au sommet », les interventions respectives du Rabbin Mendel et du Père Jean-Marc Pimpaneau ont souligné l’importance d’une participation consciente à l’avènement des temps messianiques, en retrouvant la vocation originelle et naturelle de l’homme à la Transcendance, à l’Absolu et à l’Universalité.